15 janvier 2005
Samedi 15 janvier : dernière étape, Jonköping – Uppsala
Vers 8 h 15 nous sommes sur la route et je suis au volant. Ce matin la voiture était bien givrée, et il faisait assez froid.
Le paysage continue de défiler sur l'autoroute. Après petite pose avant Stockholm, on arrive à Stockholm. Nous ne voyons pas grand-chose de la ville sur la voie rapide bordée de barrières bien hautes. De plus la circulation est devenue beaucoup plus dense.
Une fois arrivé au niveau d'Orlanda, Nikko téléphone pour moi au responsable du département des maths de l'université d'Uppsala. On doit se donner rendez-vous quelque part en ville, et pour cela il m'avait dit de l'appeler une fois à l'approche d'Uppsala. On n'a pas réussi à l'appeler ! Du coup on va essayer de trouver notre chemin tout seul jusqu'à l'office du tourisme pour avoir des renseignements (plans notamment).
Uppsala
Le plus dur une fois dans las ville, et au centre est de trouver une place. Je dirai bien non payante, mais ça, ça n'a pas l'air d'exister. On avait cru trouver une place gratuite, mais finalement on n'avait pas le droit de s'y garer, et pendant que Nikko et Fleur de cerisier parfumé sont allés à l'office du tourisme, on a du chercher une autre place, ayant été chassé par des agent de police spécialement affectés au stationnement.
Mis à part ça nous avons finalement réussi joindre le « responsable maths », et nous nous sommes donnés rendez vous dans la parking du Angstrom Laboratory à Polacksbaken vers 13h30 (tout au sud de la ville).
Une fois récupéré la plan de la ville nous y sommes allé. Sur la route, on a aperçu une patinoire à ciel ouvert où il y avait un match de hockey.
Nous
arrivons un peu trop tôt et nous décidons de faire un petit dans ce qui
semble être l'université de mathématiques où je vais aller (MIC).
Et là…nous avons vu de la neige pour la première fois dans un terrain en contrebas (mais juste sur une sorte de circuit. Mais c'était tout de même de la neige, ou peut-être bien de la glace après réflexion.
Et juste pour le plaisir, une maison à côté de l'université.
Enfin, notre bonhomme finit par arriver. Il était embêté car il devait s'occuper de quelqu'un qu'il venait de chercher à l'aéroport. Mais il s'est quand même bien occupé de nous et a voulu nous accompagner à nos logements respectifs.
Nous commençons par celui de Fleur de cerisier parfumé à Kantorsgatan. Nous nous sommes perdus de vus en cours de route et perdu en plein. Mais nous avons quand même réussi à retrouver le chemin grâce à la carte qu'on avait récupéré.
Le corridor de Fleur de cerisier parfumé comprend 5 chambres. Et les chambres sont vraiment grandes et équipées par EFG (bureau, étagère, meuble de rangement à roulette, lampe de bureau et lampe à pied, lit sans cousin, avec matelas très fin sur sommier à ressort). La salle de bain est pas mal non plus avec notamment une grande baignoire.
Dans la partie commune, il y a la cuisine et un coin salon. La cuisine est très bien équipée : four, four à micro-onde, plaque de cuissons, grand plan de travail, gros frigo avec compartiment congélateur, grand congélateur, et pas mal de rangements. Il y a de la vaisselle commune. C'est vraiment sympa.
Moi je n'ai pas pu voir la mienne car elle se libèrera seulement lundi. Je dormirai chez Fleur de cerisier parfumé en attendant (en plus il y a des matelas dans le couloir, alors je pourrais m'en servir).
Pour se rendre à la résidence de Nikko et Nono, notre huide a pris toutes les précautions pour ne pas nous perdre. Il faut dire que rien n'était à côté. L'université (partie scientifique) est totalement au Sud, à l'ouest du Fyrisan (rivière ou fleuve), Kantorsgatan, au nord est, et la résidence Flogsta (ou Sernandergs vag) à ouest, moins au nord.
Quoi qu'il en soit, cette fois c'est pour la chambre de Nikko (celle de Nono n'est pas libre non plus). Dans cette résidence, il semble que ce soit des corridors de 12 personnes. Du coup salon et cuisine sont plus grands… Par contre Nikko doit faire fasse à un problème assez embêtant, dans sa salle de bain il n'y a plus rien, juste des WC mais sans eau !!
Une fois déchargées les affaires, on va essayer d'aller trouver un vélo.
Entre temps, Nono a rencontré sont responsable qui lui a réservé et payé une chambre à l'hôtel en attendant que la sienne se libère.
Après avoir regardé la marchand de cycle dans un des bâtiments de résidence, nous avons décidé d'aller en ville (Nono lui est toujours avec son responsable on ne sait où).
Bien sûr, nous sommes partis vers 16h et il faisait déjà nuit depuis peu. Une fois en ville, on a du trouvé une place payante et payer.
En remontant la rue où on était sensé trouvé des marchands de cycles d'après un des colocataires de Nikko, un français d'ailleurs (il à deux colocataires français), nous en avons croisés mais il fermait tous à 15h ou 16h le samedi, comme d'ailleurs pratiquement tous les magasins.
Nono nous rejoint en ville. On décide d'aller faire un tour et d'essayer de trouver un accès Internet en vain. On décide finalement de rentrer chez Nikko.
De retour on va faire quelques courses pour le soir sur place.
Après le repas séance comptabilité.
Puis Nono me raccompagne avec Fleur de cerisier parfumé et toutes nos affaires qu'on a chargées tant bien que mal dans sa voiture pour que tout rentre avec 3 personnes.
Bien sûr, on s'est paumé sur le chemin, sinon c'est pas drôle.
Enfin on arrive et après déchargement complet, on va pouvoir se laver et dormir.
14 janvier 2005
Vendredi 14 janvier : étape Malmö – Lund – Jonköping
Aujourd'hui, journée tranquille avec visite et moins de kilomètres à la clé.
Nous partons vers 8h pour Lund.
Lund, petite ville médiévale
Arrivé à Lund, il nous faut d'abord trouver où se garer puis de la monnaie pour parking (là aussi nous n'avons pas trouvé, ni vu une seule place gratuite).
Notre visite nous emmène à l'office du tourisme, la cathédrale qui a été restauré maintes fois possédant une horloge astronomique (que nous avons vu fonctionner sur les coups de midi). Le quartier derrière l'église a gardé sont caché du Moyen-âge. L'université est imposante est superbe autant à l'extérieur qu'à l'intérieur (eh, oui, notre nature nous y a poussé même en étant touriste). Il y a d'ailleurs des bâtiments de l'université un peu partout dans la ville : on a l'impression que c'est le cœur de la vie de la ville. Il y a aussi des pierres runiques, et des musées que nous n'avons pas explorés faute de temps.
Quelques photos
Et une pierre runique.
Avant de quitter cette ville, nous pique-niquons vers 12h dans parc botanique, et mine de rien il fait quand même froid (5° à midi). Je tiens aussi à remarquer que bien que les pneus cloutés des voitures résonnent sur les pavés des rues, il n'y a pas de neige.
Pour aller à
Jonköping, nous décidons de suivre la route pittoresque passant par
Hassleholm, ce qui changera un peu de la monotonie de l'autoroute. La
route est bien jolie, tout comme les villages et maisons que nous
croisons. Le paysage est devenu plus agréable, bien que toujours bien
plat : plein de lacs, de plus en plus de forets, sapins ou arbres
caducs s'offrent à nos yeux. Certaines sont d'ailleurs bien abîmées par
une tempête sûrement.
Quelques prises de vue pouvant donner une idée du paysage qui s'offrait à nous.
Le soleil se couche toujours plus tôt (en arrivant à l'hôtel à 17h, il fait déjà nuit noire).
On
ressort pour aller manger au centre ville de Jonköping. Resto cher le
soir (il vaut mieux manger au resto à midi). On fini par rentrer dans
un « pizzeria restaurang » qui sert un peu de tout à bon
prix. J'ai pris une pizza Jonköping (crevette, jambon, oignon, poivron,
viande ( ?)).
Ce soir il fait plus froid encore: -2 vers 20h.
A l'hôtel après avoir farfouillé dans notre coin, nous nous réunissons pour une nouvelle séance photos puis musique. Nous fixons le programme de demain : lever 7h pour dernière étape, on veut partir à 8h mais petit déjeuner est servi à partir de 7h30 week-end oblige ; on chargera la voiture avant donc. Je vais peut-être conduire finalement. J'espère qu'on va trouver de la neige en tout cas, car pour le moment, toujours pas un brin.
13 janvier 2005
Jeudi 13 janvier : étape Brême – Copenhague – Malmö
Le temps est vraiment pourri, un vrai déluge par moment ; on désespère : une visite de Copenhague est au programme, mais avec ce temps, elle risque de s'écourter. Nous nous arrêtons à Lubeck pour ravitaillement complet, comme nous l'avions décidé. La pose est courte est nous ne rencontrons aucun problème cette fois (du style se perdre).
Finalement un peu avant Putt Garden (point d'embarcation sur le ferry pour le Danemark) le ciel devient bleu et le restera.
A
Putt Garden on embarque, le prix est assez élevé : 51€ pour une
voiture avec 2 passagers !! De vrais poules aux œufs d'or ces
touristes ou autres personnes qui utilise le ferry. On a quand même de
la chance : l'attente n'a vraiment pas été longue, voir même quasi
inexistante.
A bord du ferry, on se dépêche de monter sur le pont pour admirer le paysage : étendue d'eau bleue avec au début les rivages parsemés d'éoliennes (et de jetées juste derrière nous).
Après avoir bien mitraillé le paysage comme se doit de faire tout bon touriste, nous nous installons à l'intérieur pour manger. Et oui, il commence à faire un peu froid, surtout la brise en fait, et même le soleil ne suffit pas à garder notre chaleur. Une fois restaurés, nous avons encore le temps de profiter de la jolie vue…
Danemark
Enfin, nous voilà arrivés au Danemark, denier pays à traverser avant d'atteindre
Le
paysage n'est encore pas très différent quoique plus rougeâtre (et ce
déjà un peu avant de quitter l'Allemagne). Le paysage commence à
s'habiller un peu plus : les maisons sont plus colorées, les
arbres sont plus présents, quelques sapins apparaissent. Il y a aussi
beaucoup d'éoliennes depuis l'Allemagne (lorsqu'on se rapprochait de la
côte).
Arrivé à Copenhague, il n'y a pas de neige. Ce n'est pas plus mal, mais je m'étais dit qu'il y en aurait.
Copenhague
Enfin, nous voilà à Copenhague, et maintenant il faut laisser nos voitures quelque part pour visiter la ville. Et je vous dire que ce n'est pas chose facile. Finalement après avoir bien tourné on a réussi à trouver deux places pas trop loin et à se garer. Ah, il ne faudrait pas oublier que les places sont payantes ici (10 couronnes danoise de l'heure, 1€ = 7,5 couronnes danoises).
Notre pseudo visite de Copenhague était pas trop mal vu le temps qu'on y est resté et la situation. En effet, le lieux comme le parc botanique ferment tôt, vers 16h, et il fait nuit tôt aussi (vers 17h tout est déjà bien noir, et à 16h le ciel est déjà sombre).
Enfin
après avoir bien marché (on est passé devant le palais Rosenberg), nous
atteignons « The Little Mermaid » (ou Petite Sirène). Elle
est sensée accueillir les navire arrivant au port mais c'est assez
bizarre de part sa petitesse (c'est vraiment une petite sirène), et de
part le fait qu'elle regarde le rivage plutôt que la mer.
Pour retourner aux voitures, nous choisissons un autre itinéraire qui nous emmène sur la place d'Amalienborg (des soldats en uniforme monte la garde devant les bâtiments). Nous déambulons ensuite un peu dans la ville.
Que dire de plus sur ce que nous avons vu de Copenhague, si ce n'est qu'on aurait préférer que la nuit tombe un peu plus tard. Les gens sont bien gentils, lorsqu'ils voient des touristes qui ont l'air un peu perdus, ils n'hésitent pas à leur venir en aide. Il y a aussi beaucoup de vélos.
Ah, oui, ils ont vraiment des idées bizarres des fois, et ne savent pas trop compter (voir photos).
Maintenant il est presque 17h30 et ils faut téléphoner à l'hôtel pour leur confirmer notre arrivée. Ceci étant fait, nous sommes de nouveau assis dans la voiture en direction du pont tunnel de l'Oresund qui va nous permettre de rejoindre
Suède
Enfin nous voilà en Suède. Notre premier contact avec les autochtones et leur langage (le suédois ;)) est positif avec le caissier (du péage). Le second l'est un peu moins avec le douanier qui nous interpelle avec des mots que notre esprit n'arrive pas à comprendre, et qui après un deuxième essai prennent un sens (enfin cette fois c'était en anglais) : « Anything to declare… ». Bref, il va vraiment falloir se mettre au suédois (même après presque 2 semestres de courts)
La deuxième journée est presque terminée, nous sommes sur la route de Malmö et il nous faut maintenant trouver l'hôtel Formule 1 (encore une fois). Cette fois le chemin est encore moins indiquée et nous n'arrivons pas de la bonne direction. Après s'être trompé de sortie (et j'en assume toute responsabilité, on finit par revenir sur Malmö et on croit être au bon endroit : il y a un MC Do et Statoil, mais de l'autre côté pas de Formule 1. Finalement, on trouve facilement en traversant ville. En arrivant dans le parking, il y a plein de lapins. Je sais ça n'a aucun intérêt, mais ça m'amuse.
Et, vous allez sûrement le deviner, ce soir séance Mac Do. Pour commander, je m'essaie au suédois, mais c'est l'échec, le serveur répond directement en anglais ! Ce n'est pas comme ça qu'on va progresser en suédois.
De retour à l'hôtel, on organise une séance photos (entre celles de Nikko, Nono qui a pris des risques, et les miennes).
Bonne nuit.
12 janvier 2005
Mercredi 12 janvier : étape Grenoble – Lille – Brême
Le matin le réveil a été dur : lever à 3h55 pour prendre le TGV Grenoble – Lille à 5h. Bien entendu mes sacs sont déjà prêts, depuis la fin des vacances de noël en fait vu que j'en ai déjà passé une partie à Nikko.
Mes parents m'ont accompagnés jusqu'au quai pour me dire au revoir. Après les « au revoir » de la vieille et du début de semaine, il ne reste plus qu'eux. Cette fois je vais partir pour un bon moment sans revenir à la maison. Pour le moment je n'ai pas l'impression que ça va me manquer et être difficile, mais il faudra voir cela plus tard.
Le train n'a pas eu de retard pour une fois, et n'était vraiment pas peuplé. Ce trajet en train n'a pas beaucoup d'intérêt d'autant plus que j'ai somnolé la plupart du temps.
Nikko m'attendait à la gare de Lille Europe, où Nono nous a rejoint après avoir récupéré Fleur de cerisier parfumée à Paris.
France – Belgique - Pays-Bas - Allemagne
Un
peu avant 11h, tout est prêt, et nous quittons Lille sous un ciel gris.
Très vite nous passons la frontière belge, et nous roulons en vers
Anvers. Le ciel s'est vite dégagé et va demeurer ainsi durant toute la
journée. Les champs défilent sous mes yeux, l'horizon est plat,
monotone, ce qui me change des montagnes de la vallée grenobloise.
Bientôt, nous nous arrêtons sur une aire d'autoroute pour pique-niquer
juste avant la frontière entre
Il va maintenant falloir reprendre la route et avaler les kilomètres : nous devons en faire 570 (depuis Lille) jusqu'à Brême.
Nous franchissons presque tout de suite la frontière hollandaise vers Breda.
Les paysages défilent à nouveau avec en fond de la musique qui comble le vide entre les petites discussions que j'ai avec Nikko. Nous passons vers Utrecht avant de prendre la direction d'Osnabrück, puis de Brême.
Depuis
notre départ le paysage ne semble pas avoir beaucoup changer : des
mers de champs labouré ou recouverts d'herbe verte, on se croirait à la
fois à l'automne et au printemps à cause du vert presque vif des
champs. Depuis les abords d'Utrecht, de drôles de moulins viennent
cassé l'horizontalité du paysage : les éoliennes. Quant aux
habitations, Ce sont des maisons le plus souvent avec des murs en
« briquettes » foncées typique du nord de
Nous
avons une bonne allure malgré notre chargement, enfin j'exagère un peu,
on n'est pas si chargé bien que la 206 de Nono soit pleines à craquer
avec en plus un vélo et une paire de ski.
Nous devrions arriver à l'hôtel Formule 1 un peu avant 19h. C'est le cas d'ailleurs, en sortant de l'autoroute, on tombe assez rapidement dessus. Il est sur notre gauche à côté d'un Burger King. Super, on est tombé directement dessus ce à quoi je ne m'attendais pas. Maintenant il ne reste plus qu'à trouver l'entrée. Ce qui s'avère ne pas être si facile !... En un instant, nous voilà de retour sur la voie rapide, il nous faut maintenant ressortir et retrouver le chemin de l'hôtel. Bien entendu, il fait nuit depuis déjà un moment, ce qui n'arrange pas les choses pour trouver notre chemin et ne pas nous perdre entre nous…
Finalement, après quelques kilomètres de plus, un semblant de sens d'orientation ou d' « intuition », et quelques mauvaises indications insérées parmi les bonnes, le tout qui nous amène environ une heure plus tard nous arrivons à rentrer dans le parking. Ouff, la journée est presque terminée. Après cette dernière mésaventure nous décidons d'un commun accord de dîner sur place et de ne pas retourner en ville.
Enfin, petit briefing -débriefing avant de se coucher pour mettre au point la journée suivante et un repos bien mérité pour les conducteurs.