25 mars 2005
volley
Rien de bien intéressant ici, mais maintenant je m'y suis mise (pour mettre à jour mon blog) autant continuer ;).
Ce soir lors
que l’entraînement de volley nous n’étions que trois (plus l’entraîneur), sûrement du fait que le vacances de Pâques vont commencer. C’est
pas beaucoup mais au moins on a pu bien bosser.
A la fin,
Lars m’a dit que la semaine prochaine, il y a tous les entraînements comme
d’habitude (mardi, jeudi et vendredi), et peut-être aussi
lundi !! ??? Je croyais que c’était férié ! Enfin c’est pas
grave, moi ça ne me dérange pas, sauf si je vais visiter quelque chose :)
Enfin, je
suis bien contente d’avoir trouvé un endroit pour jouer même s’il n’y a pas de
matchs.
Pâques en Suède (ou du moins à Uppsala)
Joyeuses Pâques ! Happy Easter ! Felices Pascuas ! Glad Påsk ! ![]()
Petit quart d'heure d'histoire et de culture.
Il
y a longtemps, Pâques allait de paire avec l’arrivée des sorcières. Dans
l’ouest de la Suède ,
on allumait même un grand feu de joie autour duquele les gens criaient et
huraient pour faire fuir les sorcières.
De nos jours, le jeudi précédant Pâques, le jeudi de Pâques ou Skärtorsdagen en suédois
(aujourd’hui) , les enfants se déguisent en sorcières et vont de maisons en
maison pour quémander des bonbons ou de l’argent (c’est un peu comme à
Halloween en Amérique du nord – et de plus en plus en Europe d’ailleurs).
Le vendredi
Saint, ou Långfredag, est a lui une signification religieuse (mort de
Jésus crucifié) et est férié en Suède.
Lors du samedi
de Pâques, Påskafton en suédois, on mange généralement des oeufs, et du
hareng (qui accompagne généralement les repas de fête). Certains décorent les
œufs ou les teintes, mais c’est moins répendue (comme chez nous d’ailleurs).
La tradition (qui d’ailleurs ne se pratique pas
vraiment, parmi les suédois auquel j’ai parlé, aucun ne le fait) veut aussi que
l’on joue à entrechoquer les œufs durs ; le premier qui casse la coquille
de l’autre a gagné. Tout me rappelle la roulette (tradition qui du moins
existe dans ma famille) : après avoir retrouvé les œufs durs cachés dans
la nature, nous les faisons rouler le long d’une descente pour qu’il se casse
en arrivant en bas sur une pierre (ou autre), le premier qui y arrive gagne.
Mais non faisons cela généralement le jour de Pâques ou le lundi de Pâques.
Le jour de Pâques,
Påskdagen,
est l’occasion pour les familles de faire un bon festin avec des plats à base
de saumon, de hareng, et généralement l’agneau Pascal. En fait, c’est un peu le
même genre de repas que pour le repas de Noël (Christmas Smörgåsbord), ou que tout autre repas de fête.
Enfin, le lundi de Pâques, Annandag
Påsk, est lui aussi férié (comme un peu partout en Europe). Les gens en
profitent pour faire des visites ou rester en famille (tout le long du week-end
d’ailleurs)
Ah, et j’allais oublier : l’arrivée de Pâques marque la fin des Smelor : après Pâques, on ne peut
plus en trouver.
Jeudi 24 mars 2005 - Skärtorsdagen et début de mes "vacances"
Aujourd’hui dernier
jour de cours avant d’être en vacances, ce qui pour moi signifie : je suis
en vacances à partir de 10h et des poussières, jusqu’à la fin de la semaine
prochaine, enfin pratiquement (j’ai cours de suédois mercredi prochain).
C’est le printemps
depuis 4 jours théoriquement, et je peux même dire pratiquement. Depuis 4
jours, le temps c’est réchauffé. Au début le thermomètre est péniblement
remonté vers 0°C,
pour les dépasser depuis deux jours : hier –8°C maximum (euh,8°C, plutôt, mais je suis
habituée au “-“ ) et aujourd’hui (vers 15h) 12°C !!!C’est l’été !
Maintenant il n’y a pratiquement plus de neige sur les routes et les chemins
fréquentés. Malheureusement celle-ci (qui finalement n’était pas si mal) est
maintenant remplacé par plein de flaques d’eau, plus ou moins grosse, dont
certaines serait assimilables à de petites marres. Et vélo ce n’est pas très
pratique au début, mais une fois qu’on a la technique (chacun la sienne
d’ailleurs) tout va bien, et on devient vraiment content d’avoir un vélo une
fois de plus. Ma technique amuse bien les gens d’ailleurs : quand je peux
(lorsqu’il n’y a personne à éclabousser), je fonce et je mets les pieds bien
haut sur le cadre du vélo en attendant la fin de la flaque. C’est très
efficace, sauf peut-être quand il reste des parties qui n’ont pas totalement
fondues.
Aujourd’hui j’ai vu
mes premiers brins d’herbes depuis longtemps ! Serait-ce vraiment le
printemps ? Ne parlons pas trop vite, d’après ce que j’ai compris, le 30
avril est un jour très spécial lors duquel on fait la fête toute la journée
pour fêter le printemps, alors attendons voir.
J’ai pas encore
vraiment décidé ce que je vais faire cette semaine (mis à part bosser pour mon
stage (il faut vraiment que je m’y mette d’ailleurs). Pour le moment, je sais
juste que je vais aller à Stockholm samedi pour visiter le jardin botanique
avec d’autres (il paraît qu’il est ouvert).
vendredi 18 mars - premier exam à Uppsala
Aujourd’hui examen de
5h sur les processus de Markov (de 9h à 14h à Polacksbaken). J’ai presque eu
l’impression de repasser le concours des ens mais en plus facile. Enfin, mine
de rien les 5h était bien nécessaire pour tout faire. IL y avait 7 problèmes.
J’avais fini les 6 premiers à 13h, et après je n’ai plus été très productive.
Pendant la dernière heure j’ai pas fait grande chose du dernier problème…tant
pis, je validerai quand même mais j’aurai pas le maximum.
Ah, quelque chose qu'il faut savoir aussi : ici,
quand on dit qu'un cours commence à 8h c'est toujours 8h15 ! Et généralement
c'est pareil partout. Mais des fois ils sont complètements idiots ses suédois : l'exam devait avoir lieu de 9h à 14h. Donc moi avec ma logique de matheux, je me suis dit que
c'était pareil, et que l'exam commençait à 9h15. Eh ben non, pour les examens
c'est différent !!! Ils pourraient prévenir tout de même ! Du coup je suis
arrivée à la bourre (mais en avance pour 9h15) mais c'est vraiment pas la fin du monde.
Sinon c’est toute une
organisation pour les exams : ils y a trois centres d’examen à Uppsala, 2
en villes je ne sais où et un à Polacksbaken (au MIC). Un bâtiment est dédié
aux examens. Dans la salle gigantesque, les rangées de bureaux sont numérotées
dans l’ordre alphabétique et chaque rangée correspond à une matière !! Et
une fois que l’exament est commencé l’accès est bloqué : il faut sonner
pour qu’un dame ouvre les portes !!
Voilà, après avoir
fait fonctionner mon petit cerveau, rien de tel que de se défouler. Je suis
donc allé jouer au volley au Fyrishov. Mais ce n’était pas terrible car les
filles qui jouent sont débutante. Enfin, finalement j’ai joué à côté avec une
autre fille dans le même cas que moi et l’entraîneur (qui est là la mardi
aussi).
A la fin, je suis même
restée pour voir un match qui a commencé à 19h. Deux équipes d’Uppsala
s’affronter, dans un match servant pour la qualification ou le maintien en D1.
Le niveau était bien élevé, c’est c’était vraiment super à voir.
24 mars 2005
Lundi 14 mars - retour à la dure réalité étudiante
Dès le début de
l’après midi je retourne en cours, lesquels ont été dur à suivre, mes yeux
voulant à tout prix se fermer. Bref, il va falloir dormir, faire des assignment, DM ou DNS (pour certain(e)s),
et réviser pour l’examen de vendredi.
Lundi 14 mars - Fin de l'excursion
Le car arrive avant
9h, plus tôt que prévu. Et encore une fois j’ai peut-être dormi un peu (mais
pas profondément), il paraît qu’il y a des preuves, mais pas beaucoup.
Voilà, c’est terminé,
maintenant il va falloir retourner à la “vrai vie“ d’un étudiant devant étudier
et passer des examens. C’est bien dommage, j’aurais bien continuer ce voyage,
mais comme on dit tout bonne chose a une fin.
Dimanche 13 mars - sur le lac de Kitkiöjärvi
Ce matin, c’est au
tour des français de préparer le petit déjeuner (et donc de se lever plus tôt).
En nous levant, et en regardant par la fenêtre, nous voyons qu’une fois de plus
il fait beau soleil, mais la fenêtre est complètement gelée à
l’intérieur ! Et le radiateur, ça doit être pour ça que j’ai eu un peu
froid cette nuit. Ce matin on ne sait pas quelle est la température extérieure
mais elle ne doit pas être très élevée.
Une fois le petit
déjeuner terminé, tout le monde s’active pour nettoyer la partie de l’école
dont il est responsable. Une que tout est propre, nous pouvons partir pour le
lac du village (juste à côté de la cabane du barbecue de la veille). Là les
villageois nous attendent avec leur moto-neige et de quoi pêcher dans le lac.
Pour ce qui est de l’ice-fishing, le trou n’est pas facile à
faire : il faut d’abord traverser environ un mètre de neige (partie la
plus facile), puis une bonne couche de glace (et là c’est beaucoup moins aisé).
Une fois que le trou est bien là, la partie de pêche peu commencer, avec une
canne à pêche qui convient bien avec la dimension du trou. Et il ne reste plus
qu’à attendre…ce qui peut être très long même s’il paraît qu’il y a beaucoup de
petits poissons, d’autant plus lorsqu’il y a plus d’une soixantaine de
personnes sur le lac et une dizaine de moto-neige vrombissant dans tous les
sens. Résultat des courses, à la fin personne n’aura attrapé de poissons mais
tout le monde aura fait un ou plusieurs tours en moto-neige.
Voilà le fameux outils qui va nous permettre de creuser une trou.
Et après un du labeur,il ne reste plus qu'à attendre...attendre encore et toujours...
Les habitants nous ont bien gentiment prêté leur moto-neige. Au début, ils restaient derrière nous en nous laissant conduire, puis ils nous ont laissé faire des tours tous seuls ! C’est vraiment très gentil de leur part. J’en ai bien profité d’ailleurs. J’ai du faire 3 tours en tout : un avec un villageois, un autre avec Nono lors duquel nous avons essayer d’aller le plus vite possible (on est monté jusqu’à 65km/h mais le compteur n’était pas au maximum qui doit être vers 100km/h), de sauter (un peu), et un dernier dans ce que j’appelle un back-car (sorte de remorque du type side-car, adapté pour la neige et attelé à l’arrière de la moto-neige). Et dans ce back-car, on est sacrément secoué et c’est assez impressionnant.
Enfin avant d’aller
faire un tour sur l’île au milieu du lac qui aujourd’hui sert de piste de luge,
je vais faire un tour du côté du feu allumé par les villageois sur le lac et
j’en profite aussi pour parler un peu avec les habitants, qui sont vraiment
très content de nous avoir ici, peut-être plus que nous d’être ici, si c’est
possible.
Une fois sur l'île...
La pente est très raide et assez grande. A d'autres endroit les motoneiges essayer de damer la neige et montant et en descendant, mais c'était pas terrible.
Pour rentrer à
l’école, je me fais embarquer avec d’autre dans une grosse remorque à l’arrière
d’une moto-neige. C’est plus rapide qu’à pied et ça nous permet aussi de voir
le village d’un autre point de vue.
******
Un dernier repas
ensemble, puis le temps de remercier les villageois et de faire des photos de
groupe, et nous revoilà dans le bus sur le chemin du retour.
Cette fois le
chauffeur s’arrête au niveau du cercle
polaire : vous savez cette ligne tracée sur le sol qui faire le tour du
globe bien au nord de celui-ci. N’empêche que la zone où est sensée se trouver
cette ligne imaginaire est bien indiquée.
Samedi 12 mars (fin) - soirée à Kitkiöjärvi
De retour à
Kitkiöjärvi, tout le monde est bien content, et fatigué par cette journée au
soleil dans la neige et le froid. Mais cela n’empêche personne d’aller au
barbecue qui été prévu une fois le repas terminé, même si celui-là est à un
kilomètre de l’école : c’est une petite cabane (une grosse tente en dur)
spécialement aménager pour un barbecue. C’est bien sympa comme ambiance mais on
est un peu trop nombreux et nous ne pouvons pas trop bouger. Qui plus est, ceux
qui sont derrières n’ont pas la chaleur directe du feu et ont donc bien
froid : la chaleur humaine n’a pas réussi à me réchauffer. Mais nous
résistons (plus ou moins). Et la soirée peut continuer autour d’histoires et de
chansons de différents pays présents aux les différents participants.
Au bout d’un moment la
cabane se vide, et avec Nikko nous trouvons que c’est le bon moment pour y
aller et foncer au sauna pour se réchauffer avant que tout le monde n’y
aille…Donc une fois de plus sauna time,
qui aujourd’hui est encore plus désiré qu’à l’habitude.
Samedi 12 mars (suite) - Station de ski d'Olos (Finlande)
Pour terminer notre
petit tour en Finlande nous passons l’après-midi dans une station de ski à Olos. Certain ont bien voulu louer des
skis pour 2h et payer les remonter mécanique mais pas moi. Heureusement je
n’étais pas la seule. A la place nous avons réussi à trouver des luges mises à
disposition gratuitement par la station et nous dévalons le bas d’une piste de
ski (très eu fréquentée) seul ou à plusieurs dans une même luge.
Après un bon
moment, un gars un moto-neige vient nous dire que c’est interdit de faire de la
luge ici et qu’on ne peut plus rester ! En fait il faut aller plus bas
mais la descente est tellement courte que ça ne vaut pas le coup. Il faut
trouver autre chose pour passer le temps alors. Pourquoi ne pas monter à pied
jusqu’au sommet des pistes et apprécier le panorama ? Oui, non ? Qui
veut bien monter ?...Super, non sommes un bon groupe prêt à partir, ce que
nous faisons sans plus tarder. Mine de rien c’est quand même haut, mais une
fois en haut c’est vraiment splendide. Mieux encore, dans nos sacs à dos
il y a même du chocolat et du thé, juste
de quoi faire une bonne pose.
On resterait bien plus longtemps mais le temps
passe, alors après une séance photos, nous voilà sur le chemin de la descente.
Moi je la tente en courant (je m’enfonce parfois jusqu’au genoux), d’autre sur
un sac plastique en guise de luge, où en marchant.
Samedi 12 mars (debut) - ballade en Rennes en Finlande
30°CCe matin levé vers 7h.
Renée (fille originaire de ce village qui a organisée le voyage) passe nous
réveiller. La partie de ses paroles qui réveille vraiment tout le monde est
assez simple et pourrait donner à certain envie de rester coucher :
« It’s minus 30°C outside now ».
Autant dire qu’il va faire froid. Mais heureusement le soleil est là pour nous
réchauffer (dans la mesure du possible).
Le programme
d’aujourd’hui est pratiquement tout aussi chargé que le précédent. Départ pour la Finlande où nous allons
passer la journée.
D’abord, un arrêt
express à Muonio et au Systembolaget
finlandais pour ceux qui voudrait boire et/ou se saouler ce soir. L’alcool est
moins cher qu’en Suède mais ce n’est pas encore donné. Et dire que les
norvégiens viennent en Suède pour acheter leur alcool : ça doit vraiment
être hors de prix chez eux ! Dehors il fait encore froid :-19°C à 11h. Juste de quoi
nous rafraîchir avant de remonter dans le bus bien surchauffé aujourd’hui.
Cette fois nous nous arrêtons, je ne sais trop où pour faire une super ballade
dans un traîneau tiré par un renne. J’ai choisi (moyennant tout de même des
sous-sous) le long parcours de 10km (au lieu de celui d’un km).
Nos sommes deux par
traîneau et les Samis attèlent les rennes un à un à chaque traîneau qui partent
ainsi les uns à la suite des autres. Je me trouve avec Phuong-Anh dans un
traîneau traditionnel (ressemblant à une grosse luge en bois de l’ancien
temps). Le Sami attèlent à notre traîneau son renne préféré dit-il : Boris. Ça s’annonce bien. Boris s’en va
à toute vitesse…mais pas pour très longtemps. Il finit presque par marcher. On
nous dit qu’il faut le « taper » fort avec la corde, mais c’est plus facile à dire qu’à faire.
Finalement nous arrivons à le faire avancer plus vite par moment, mais nous
sommes loin derrière le groupe et les derniers qui sont derrière nous ne
doivent pas être très content. Boris est vraiment paresseux ! Enfin ce
n’est pas grave, on a le temps de profiter de la ballade, et c’est vraiment
sympa. A mi parcours, une petite pose le temps que notre guide réponde aux
questions et nous explique un peu le mode de vie des rennes… Enfin nous avons
l’explication de la paresse des rennes à cette époque (sachant qu’il sont
capable de parcourir plus de 60km par jour en étant chargé) : c’est la fin
de l’hiver, et il fait soleil, les rennes veulent donc conserver leur réservent
restante le plus longtemps possible au cas où l’hiver serait plus long. Nous
repartons avec un attelage différent, peut-être celui-là sera moins paresseux.
Et c’est le cas, enfin, on a plutôt dû prendre le coup. Cette fois c’est le
renne devant qui ralenti tout le monde !
Une fois de retour,
nous rejoignons les autres un peu plus loin dans une sorte de campement où du
thé et du café nous attendent accompagné de petits gâteaux. Ils ont vraiment le
sens de l’hospitalité ici. A notre grande surprise nous trouvons même un renne
qui lui se laisse approcher, caresser et même plus. C’est Napoléon le « kissing reindeer ». Il embrasserait
tout le monde pour peu que la personne ait un biscuit dans la bouche…et même
sans parfois. Il est vraiment très attachant.
Et aussi matraiser de drôles de luges ...




